Economie et gestion des ressources pour votre élevage

Parce que la gestion des ressources est au cœur de chaque élevage, CRD vous accompagne et vous répond sur l’économie, la préservation et le renouvellement de vos ressources.

LES BESOINS ET LA GESTION EN EAU DANS LES ELEVAGES :

Si tout le monde s’accorde à dire que les besoins en eau dans les élevages est essentielle, la gestion de cette ressource vitale est plus délicate qu’il n’y parait. Les agriculteurs ainsi que les éleveurs ont depuis toujours besoin de l’eau pour abreuver le bétail, irriguer les cultures mais aussi dans les processus de nettoyage.  L’élevage détient également une importance particulière vis-à-vis de la qualité de l’eau et le maintien des berges. Par exemple, avec le piétinement des sols mais aussi le transfert d’intrants. Si l’eau « prend donc soin » des exploitations agricoles, ces dernières doivent également prendre soin de cette ressource précieuse tout en relevant les nombreux défis rencontrés :

– Assurer une production diversifié
– Garantir l’état sanitaire de l’élevage
– Concilier les différents usages (domestiques, énergétiques, agricoles)
– Préserver les milieux naturels environnants
– Anticiper les aléas et les incertitudes climatiques

LES ABREUVOIRS : SOLUTIONS SIMPLES ET DURABLES POUR PRESERVER LES COURS D’EAU

Afin de préserver les équilibres naturels autour des élevages et prendre soin des cours d’eau qui nous entourent, la première solution simple et celle d’aménagement des abreuvoirs. En effet différents types de dispositifs peuvent être mis en place :

– Abreuvoir rustique dit « au fil de l’eau » qui présente un investissement peu coûteux et fonctionne de manière permanente. Le principe est simple, une descente stabilisée est aménagée en bordure de cours d’eau. Une barrière permet d’assurer la sécurité des troupeaux de bovins en pied de berge. Ce système ne nécessite aucun frais spécifique si ce n’est les besoins en terrassement.

– L’alimentation gravitaire qui fonctionne par principe mécanique simple. Le principe est également facile : las bacs d’eau sont alimentés par système de « vase communicants » avec la gravité des bacs placés en contrebas. Une analyse des niveaux du terrain est nécessaire pour appliquer ce système.

– La pompe à nez qui est enclenchée par l’animal. Ce système est également peu coûteux et demande peu d’entretien. Il peut toutefois nécessiter un équipement complémentaire pour les jeunes animaux.

– La pompe à panneaux solaires est un investissement plus coûteux (entre 3 000€ et 5 000€). Grâce aux capteurs solaires, une pompe électrique remplira plusieurs abreuvoirs.

– L’éolienne peut également être un système viable pouvant actionner une pompe qui alimentera plusieurs abreuvoirs. Le coût de son installation est sensiblement le même que celui de panneaux solaires, cependant elle fait la plupart du temps preuve d’une grande durée de vie.

LA REUTILISATION DES JUS BOVINS OU PORCINS

La réutilisation des jus traités ou faiblement chargé peut être envisagée pour l’irrigation des cultures, l’arrosage par aspersion. La teneur en éléments fertilisants d’origine organique n’est en effet pas rare dans ces jus et peuvent par système d’épandage ou d’arrosage aider à la fertilisation des cultures.

LA PRODUCTION EN BIOGAZ PAR LA METHANISATION

Le biogaz est produit par le processus de méthanisation. Cette ressource énergétique directement produite à partir de matière organique contient majoritairement du méthane mais également de l’hydrogène sulfuré et de l’eau. 1m³ de biogaz équivaut à 1 litre d’alcool à brûler, 0,7 L d’essence, 0,8Kg de charbon ou encore 0,6 m³ de gaz naturel et 6 kWh.

Le biogaz peut par la suite servir principalement de trois manières différentes :

La Cogénération : La cogénération est largement utilisée pour la valorisation des matières organiques car la production d’énergie peut être revendue à EDF pour un prix garanti. Dans le cas de la cogénération, le biogaz sert comme source d’énergie à la production d’électricité et de chaleur. Pour produire de l’électricité, le biogaz est soumis à une combustion par un moteur, et la chaleur produite et récupérée. Selon la qualité du moteur, le rendement électrique peut être de l’ordre de 30% à 40% environ et de 50% pour ce qui concerne la récupération thermique.

La production de biométhane et bio-CO2 : En procédant à l’épuration du biogaz, en séparant donc le dioxyde de carbone et le méthane, nous obtenons le bio-méthane. Ce biométhane peut être utilisé pour les véhicules roulants au GNV.

L’utilisation pour chaudières : Lorsque le traitement de l’hydrogène sulfuré et de l’eau est réalisé, une chaudière peut brûler le biogaz afin de réchauffer possiblement un digesteur ou toute autre installation comme une serre, un hangar