Des ressources durables sur votre exploitation avec la méthanisation et l’épandage du digestat

Vers une agriculture écologique et durable avec la méthanisation et le digestat

On entend par agriculture durable un processus durable dans le temps. Car elle fait attention à son environnement et pérennise ses capacités de production. Cela passe évidemment par la préservation des sols et de l’eau, mais aussi en maintenant la rentabilité de l’exploitation. Et ce, tout en continuant de répondre aux besoins humains.

Pour que l’on qualifie d’agriculture durable une exploitation agricole, il faut donc :

– Que vos moyens soient respectueux de l’environnement, en préservant les espèces animales. Mais aussi que les ressources et ainsi faire prospérer le potentiel de production pour les prochaines générations.

– Que cela soit rentable sur le long terme

Effectivement, les risques environnementaux d’origine agricole peuvent être nombreux. Concernant l’élevage, on pourra retenir par exemple l’érosion des sols due au surpâturage. Concernant les eaux il s’agira de l’eutrophisation, soit le lessivage des nitrates et phosphates des déjections. Mais aussi un impact certain pour la faune et la flore avec l’écotoxicité du cuivre que l’on retrouve par exemple dans le lisier de porc et plus globalement la toxicité des nitrates des déjections. Sans oublier pour l’air, l’émission de gaz à effet de serre comme le NH3 ou le CH4 que produisent les ruminants.

Face à ces risques, et toujours dans l’optique de renforcer et de développer votre activité agricole, CRD vous propose des solutions concrètes pour faire le premier pas vers une agriculture durable et rentable !

La méthanisation agricole : Levier des ressources durables

Le saviez –vous : Plus de 50% des matières méthanisées sont issues d’exploitations agricoles. Et plus de la moitié du capital d’installation est détenu par des agriculteurs.

La méthanisation, c’est avant tout une démarche de valorisation des matières organiques résiduelles dans le but d’une agriculture durable s’inscrivant dans la transition énergétique et écologique.

Ainsi, la méthanisation permet un complément de revenu pour les exploitations agricoles avec la valorisation des effluents d’élevage tout en développant des énergies renouvelables tel que le biogaz.

Des mesures de soutien gouvernementales pour la méthanisation et la production de digestat

Si de nombreux agriculteurs ont l’ambition de se lancer dans la méthanisation, certaines contraintes peuvent encore les freiner dans leur démarche. Au niveau du portage, tout d’abord, car un grand nombre d’exploitations ne disposent pas de fonds propres suffisants et les conditions de prêts sont parfois difficiles.  Ces équipements ne sont pas standardisés, donc peuvent être plus chers que d’autres dispositifs d’énergie renouvelable qui sont en place depuis plus longtemps. Enfin il peut se poser un souci de localisation géographique dans la mesure où certaines exploitations agricoles sont situées loin des réseaux de gaz et d’électricité. Il faut donc envisager dans ce cas des coûts de raccordements supplémentaires.

Il faut tout d’abord savoir que des mesures de soutien spécifiques sont mises en place par le gouvernement. Les garanties de prêts par la BPI France, la prime aux effluents d’élevage comprises dans les tarifs d’achat de l’électricité réalisée par la méthanisation. Mais aussi, une exonération fiscale locale et la prise en charge du budget pour le raccordement.

Production du digestat et épandage pour fertilisation

Afin de produire du digestat dans les règles, vous devez vous conformer à certaines directives en termes de conditions. Mais aussi de période et distance d’épandage mais aussi concernant le stockage du digestat.

Le digestat est le résidu du procédé de méthanisation de matières organiques naturelles. Afin de bien gérer ce digestat vous devez tout d’abord tenir compte des capacités de stockage, l’organisation et coûts d’épandage.

Les surfaces d’épandage doivent aller de pair avec les quantités de digestat produites, dans un souci d’optimisation et de maîtrise du coût d’épandage, et notamment en raison de la distance d’épandage. L’épandage ayant généralement lieu de février à septembre, il est capital de prévoir votre stockage pour 6 à 7 mois.

L’épandage du digestat doit être réalisé selon de bons procédés afin d’éviter les émissions d’ammoniac ou de protoxyde d’azote. Vous devez également penser à limiter les pertes lors du stockage. Le digestat qui est stocké dans une fosse sans protection a des risques d’être exposé à une perte d’azote par volatilisation. Lors de l’épandage, la quantité d’ammoniac des digestats, qu’il soit solides ou liquides est important. Le choix d’un bon matériel d’épandage est alors nécessaire pour maximiser les performances du digestat.

Cultures et période d’épandage du digestat

Voici en quelques lignes les cultures qui valorisent le mieux les apports en digestat selon les périodes et donc sur lesquelles l’épandage est à privilégier :

– En sortie d’hiver (Février/Mars) : Prairies de fauche, maïs et céréales. On évitera particulièrement les apports en digestat pour les céréales à l’automne, car les besoins d’azote sur cette période est faible. Le sol peut disposer de cet apport de manière naturel.

– A l’arrivée du printemps : Le Maïs, Sorgho et Tournesol d’avril à juin. Par contre, évitez les apports pour l’orge dans cette période en raison de la gestion des protéines.

– A l’arrivée de l’été et jusqu’à l’automne, privilégiez le Colza et les prairies de fauche.